Société canadienne de cardiologie

Les 10 principaux points à retenir des Lignes directrices exhaustives de 2020 de la Société canadienne de cardiologie et de la Société canadienne de rythmologie pour la prise en charge de la fibrillation auriculaire, tel que référencé dans l’article « Traiter l’épidémie croissante de fibrillation auriculaire en ciblant les facteurs de risque, des cardiologues de renom le recommandent vivement ».

Lisez les Lignes directrices (en anglais seulement) | Lisez l’article

  1. Contrôler et prendre en charge les facteurs de risque qui conduisent à la fibrillation auriculaire. La FA n’est pas un trouble du rythme cardiaque isolé. Les cliniciens doivent adopter une approche plus globale et considérer la FA comme le symptôme d’une maladie cardiovasculaire plus complexe. Parmi les facteurs de risque de FA: l’hypertension artérielle, le diabète, l’obésité, l’apnée du sommeil, le tabagisme et la consommation excessive d’alcool.
  2. Améliorer le diagnostic de la fibrillation auriculaire en dépistant tous les patients âgés de 65 ans et plus lors des visites médicales de routine. Le dépistage de la FA lors de ces visites médicales peut se faire par le biais de palpations du pouls, de l’utilisation d’un stéthoscope et d’appareils d’ECG au point d’intervention.
  3. Réduire le risque d’AVC grâce à des médicaments antithrombotiques efficaces. Utiliser l’algorithme de la SCC (« CHADS-65 ») pour déterminer les personnes à qui il faut prescrire des anticoagulants pour prévenir les accidents vasculaires cérébraux. Chaque année, plus de 62 000 Canadiens subissent un accident vasculaire cérébral et ceux causés par la FA sont généralement les plus importants, les plus graves et les plus débilitants. La prévention des accidents vasculaires cérébraux est la pierre angulaire de la prise en charge de la FA.
  4. Apprendre les nouveaux progrès dans le traitement des patients complexes. De nombreuses personnes atteintes de FA vivent également avec une maladie coronarienne, des maladies chroniques du rein ou du foie, l’obésité, etc. Les nouvelles lignes directrices comprennent des informations ciblées sur la prescription et l’ajustement de l’anticoagulation pour ces cas complexes.
  5. Découvrir les progrès significatifs réalisés dans la façon de ramener les patients à un rythme cardiaque normal avec un traitement de cardioversion pharmacologique ou électrique, de médicaments antiarythmiques et d’une ablation par cathéter. Au début du processus pathologique, le retour au rythme normal des patients réduit les conséquences néfastes, notamment les accidents vasculaires cérébraux, les hospitalisations et les décès. De nouvelles lignes directrices décrivent qui doit recevoir quel type de traitement et quand.
  6. Recommander le traitement par ablation par cathéter comme traitement de première intention pour soulager les symptômes chez les patients admissibles en éliminant les déclencheurs de la FA. La technologie utilisée pour réaliser cette intervention a considérablement évolué au cours de la dernière décennie, permettant une intervention sûre et d’obtenir de bons résultats.
  7. Traiter les patients dans des cliniques de FA intégrées et multidisciplinaires, axées sur la personne dans son ensemble et sur la prise en charge de ses facteurs de risque. Ces cliniques font intervenir des médecins, des pharmaciens, des infirmières, des diététiciens, des physiologistes de l’exercice et autres.
  8. Apprendre de nouvelles façons de prévenir le risque d’hémorragie et sonder sur la façon de prendre en charge les interruptions de traitement. Un exemple: interrompre l’utilisation deroutine de l’aspirine pour la prévention des accidents vasculaires cérébraux chez les personnes de moins de 65 ans ne présentant aucun autre facteur de risque et aucune maladie vasculaire.
  9. Veiller à ce que les patients qui ont subi une FA secondaire soient suivis pendant une période indéfinie, car cette affection peut se reproduire. La fibrillation auriculaire peut évoluer et s’aggraver au fil du temps. Au début, elle peut être épisodique, puis devenir persistante et, enfin, s’aggraver – marquant le cœur, modifiant sa structure et conduisant à un trouble du rythme permanent.
  10. Utiliser et partager les outils d’application des connaissances de la SCC/SCR disponibles sur ccs.ca/fr/ et ajouter à vos favoris les lignes directrices publiées dans le Journal canadien de cardiologie et les 10 principaux points à retenir dans la Revue des pharmaciens du Canada. Rejoignez la SCC et inscrivez-vous aux mises à jour à l’adresse guidelines@ccs.ca.
Back to top