Société canadienne de cardiologie

Les 10 principaux points à retenir des Lignes directrices 2021 de la SCC sur la prise en charge de la dyslipidémie pour la prévention des maladies cardiovasculaires chez l’adulte, tel que référencé dans l’article « Les lignes directrices approfondies sur la dyslipidémie préconisent un meilleur dépistage, de nouveaux médicaments et des conseils sur le mode de vie. Par ailleurs, il faut arrêter la prise de suppléments d’huile de poisson. »

Lisez les Lignes directrices (disponible uniquement en anglais)

Lisez l’article

  1. Vérifiez la présence de lipoprotéine (a) chez les patients : un biomarqueur quiest un facteur de risque des maladies cardiaques et de l’AVC. La Lp(a) étant déterminée génétiquement, ce test sanguin doit être effectué une fois au cours d’une vie. La mesure de la Lp(a) est particulièrement utile pour l’évaluation ultérieure du risque chez les personnes apparemment en bonne santé.
  2. Les complications liées à la grossesse (hypertension, diabète gestationnel, prééclampsie et accouchement prématuré) sont associées à un « vieillissement accéléré » des vaisseaux sanguins et à un risque élevé de développement d’une maladie cardiovasculaire. Faites tester les femmes qui ont eu ces complications et les conseiller au sujet de l’importance de maintenir un poids normal, de bien manger, de faire de l’exercice et de contrôler leur tension artérielle.
  3. Envisagez l’utilisation de nouveaux médicaments efficaces autres que les statines, y compris injectables, pour traiter les personnes qui n’obtiennent pas une maîtrise optimale avec les statines. Les lignes directrices établissent deux classes de médicaments réduisant le taux de LDL : l’ézétimibe, un inhibiteur de l’absorption du cholestérol, et les inhibiteurs de la PCSK9, qui sont les nouveaux médicaments injectables. Les cliniciens doivent être en mesure d’identifier les personnes qui bénéficieraient de ces thérapies complémentaires afin de pouvoir défendre les intérêts de leurs patients.
  4. Pour la première fois, les lignes directrices sur la dyslipidémie utilisent des seuils plutôt que des cibles pour l’intensification des thérapies. Si les patients ne parviennent pas à atteindre un certain seuil avec le traitement initial par statine, l’ajout de nouvelles thérapies est recommandé.
  5. Les patients atteints d’autres formes de maladies vasculaires doivent être traités par des statines. Parmi les pathologies, citonsl’insuffisance rénale chronique (même légère), la maladie artérielle périphérique et l’anévrisme aortique abdominal. Les patients peuvent bénéficier d’un traitement hypolipidémiant supplémentaire si leur LDL reste supérieur à 1,8 mmol/L tandis qu’ils sont sous statine. Ces patients ont presque toujours une maladie cardiovasculaire concomitante.
  6. Promouvez la prise en charge du mode de vie parallèlement au traitement médicamenteux. Plutôt que d’adopter une approche par étapes (encourager les patients à perdre du poids, à faire de l’exercice et à améliorer leur régime alimentaire avant de leur prescrire une statine), il est recommandé de prescrire ces approches simultanément, en particulier chez les patients d’âge moyen présentant au moins un facteur de risque (obésité, tension artérielle élevée, antécédents familiaux, etc.)
  7. Utilisez les biomarqueurs lipidiques non-HDL et ApoB en tant que solutions de rechange au taux de LDL pour prédire le risque cardiovasculaire, en particulier chez les personnes présentant un taux élevé de triglycérides. Ces mesures peuvent être effectuées sur des échantillons non à jeun et sont considérées comme les meilleurs marqueurs lipidiques du risque cardiovasculaire.
  8. Expliquez à vos patients que les suppléments d’oméga-3 en vente libre sont inefficaces dans la gestion des lipides et ne sont pas recommandés. Les sources alimentaires constituent un meilleur choix (comme le poisson et les noix). Seule une huile de poisson purifiée (icosapent éthyl) sous forme d’ordonnance s’est avérée efficace chez un groupe de patients sélectionnés.
  9. Les changements de mode de vie, y compris la perte de poids et au moins 150 minutes d’exercice par semaine, sont très importants. Il est recommandé de contrôler les portions, de réduire la consommation de glucides raffinés, de graisses saturées et de cholestérol, et de suivre un régime méditerranéen ou un régime DASH. Les régimes cétogènes ne sont pas recommandés, car ils sont riches en graisses saturées et en cholestérol. Encouragez vos patients à faire des exercices qu’ils aiment, en particulier la marche.
  10. Prenez note des importantes modifications apportées aux lignes directrices, notamment les modifications des valeurs de référence du non-HDL et de l’ApoB. Ces modifications visent à garantir la représentation adéquate du même équivalent percentile que pour le LDL. Des éclaircissements ont été introduits dans les lignes directrices précédentes en ce qui concerne le petit groupe de personnes qui bénéficieraient d’une analyse du score calcique coronaire aux fins de détermination du degré de calcification des artères coronaires.
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